janvier 2026

Incidences fiscales de la crise de la construction – Partie 2 : Un manque à gagner d’environ 800 millions d’euros en 2025 pour le bloc communal… et leurs projets d’aménagement et d’équipements

La réduction continue des dotations de l’État français aux collectivités locales, couplée à l’importance croissante des taxes sur l’immobilier neuf dans les recettes locales, met en lumière l’impact de la crise de la construction sur la capacité des communes et intercommunalités à financer leurs projets d’équipements et d’aménagement urbain.

Une baisse des recettes de 66%

La taxe d’aménagement représente la principale ressource fiscale issue des constructions neuves pour le bloc communal. Elle contribue également au financement des départements et de la Région Île-de-France. Avec son taux, fixé entre 1 % et 5 % sur une assiette nationale, assorti de nombreux abattements et exonérations, elle subit depuis 2023 une chute historique de son rendement.

D’après la Direction Générale des Finances Publiques, en 2025, ses recettes pour le bloc communal et la région Île-de-France s’élèveront à 403 millions d’euros, contre 1,2 milliard en 2024 et 1,7 milliard en 2023, soit une baisse de 66 % entre 2024 et 2025.

… particulièrement alarmante

Cette perte de 800 millions d’euros de recettes budgétaires est particulièrement alarmante, car la taxe d’aménagement sert à financer des équipements publics essentiels (voiries, établissements scolaires, transports, etc.) nécessaires aux futures constructions et aménagements. Ce manque à gagner accentue les difficultés de financement des opérations d’aménagement, dont la faisabilité économique est déjà remise en cause par le coût du recyclage foncier.

 

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