avril 2026

Immobilier neuf : la crise iranienne va-t-elle torpiller la reprise ?

Alors que les promoteurs immobiliers commençaient à redresser la tête avec un frémissement des ventes depuis fin 2025 et la volonté affichée du gouvernement de relancer le marché du neuf, l’actuelle crise iranienne risque de remettre en cause cette belle dynamique.

Si l’augmentation du prix du pétrole provoquée par les incidents dans le détroit d’Ormuz se poursuit (de 70/75 $ le baril de brent avant la crise à un récent pic à 120/126 $), elle va se répercuter sur les coûts techniques de construction.

Hausse du brut, premier coup dur pour les chantiers

Première répercussion directe avec l’augmentation du coût des produits pétroliers correspondant à l’énergie utilisée sur le chantier. Deuxième conséquence indirecte : l’augmentation du prix des matériaux issus du pétrole (PVC, polystyrène, bitumes, gainages…) et de celui du transport et de la fabrication des matériaux non pétroliers (béton, acier, bois…).

150 à 250 €/m² de plus : une addition impossible à absorber

Une augmentation de 50 % du prix du pétrole pourrait ainsi entraîner une hausse mécanique du prix de vente des logements neufs entre 150 et 250 € TTC/m² SHAB qui pourra très difficilement être compensée par la baisse d’autres postes de dépenses ou l’augmentation de la capacité d’investissement des ménages.

Et si la BCE devait renoncer à baisser ses taux ?

En effet, en entraînant un retour de l’inflation et une tension sur le financement des dettes publiques, la crise iranienne remet en cause l’espoir d’une baisse des taux directeurs de financement bancaire fixé par la BCE. Le financement des projets immobiliers des ménages risque ainsi d’être plus difficile avec une plus grande sélectivité des banques.

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