janvier 2026
Relance du logement : un changement de doctrine à concrétiser

Le gouvernement a récemment dévoilé un plan de relance du logement visant deux objectifs majeurs : la construction de 400 000 logements par an et la création d’un « statut du bailleur privé » pour stimuler la mise en location de 50 000 logements dès 2026. Pourtant, malgré cette volonté affichée, les chiffres rappellent une réalité plus complexe.
Sur la dernière décennie, le seuil des 400 000 logements construits annuellement n’a été franchi que trois fois. En 2024, seulement 282 470 logements ont été mis en chantier, et les prévisions pour 2025 restent en dessous de 300 000. Plusieurs facteurs expliquent cette situation :
- Raréfaction du foncier constructible,
- Inflation des coûts de construction,
- Baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Le statut du bailleur privé : une solution incertaine ?
Le nouveau statut du bailleur privé, censé encourager l’investissement locatif grâce à des avantages fiscaux, devrait contrebalancer la surtaxation de l’immobilier instaurée par l’État et les collectivités locales ces dernières années. Dans un contexte de contraintes budgétaires, son efficacité reste incertaine.
Un tournant idéologique, mais des mesures encore insuffisantes
Cette annonce marque-t-elle un changement de doctrine ? Après des années de politique anti-construction, inspirée par l’idéologie de la décroissance, l’État semble enfin reconnaître l’urgence de relancer le secteur. Mais pour que ce plan porte ses fruits, il devra s’accompagner de mesures concrètes comme la simplification du droit des sols, la déréglementation de la construction, ou encore la détaxation des propriétaires. Vastes sujets…
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