décembre 2025
Les quartiers de gare : trop souvent conçus par l’ingénierie des déplacements

TerriDev dispose d’une expertise particulière sur les quartiers de gare de centre-ville, forgée par de nombreuses missions d’études et d’expertises. Ces expériences auprès de collectivités locales de taille très différentes nous ont permis de mettre en évidence plusieurs invariants dans la programmation et la conception de projet de réaménagement et de requalification de pôle gare. Elles ont aussi permis d’identifier les conditions de réussite de ce type de quartier.
Les réflexions urbaines sur les quartiers de gare sont très souvent initiées dans le cadre de projets liés aux déplacements. Que cela soit dans le cadre d’étude de pôle visant le développement de l’intermodalité ou dans la mise en accessibilité des bâtiments et ouvrages SNCF, les quartiers de gare sont appréhendées à travers le prisme des flux – train, bus, piéton, vélo… – à organiser, à densifier et à optimiser.
Multiplication des ouvrages
Cette approche technique se réfère généralement à des documents programmatiques tels que les plans de déplacements urbains ou les plans vélos dans lesquels les gares constituent des enjeux particuliers de desserte. Cela se traduit par la multiplication des ouvrages d’infrastructure (passage sous voie, passerelle, voies réservées…) et de superstructures (parking relais, maison du vélo…).
Ni qualité urbaine, ni mixité fonctionnelle
Cette approche génère des espaces publics conçus par application de normes techniques et d’abaques qui ne traitent ni de la qualité urbaine de ces espaces, ni de la mixité fonctionnelle, ni de la mutation des tissus urbains existants. Les flux sont maximisés, orientés et planifiés. Le fonctionnement du quartier se mesure à sa fréquentation annuelle. Cela se traduit par des quartiers froids et délaissés.
« Les quartiers de gare sont appréhendés à travers les flux à organiser, densifier, optimiser. »
Repenser la démarche
Face à ce constat, un des enjeux de l’urbanisme est d’articuler ces réflexions sur les déplacements avec des approches en termes de fonctionnalités et d’attractivités. Il s’agit de réinterroger les quartiers sur leurs potentiels, leurs vocations, leurs usages et leurs images. Ce pas de côté réflexif repose sur des approches complexes multidisciplinaires et multiscalaires. Cette démarche est complexe mais constitue une condition majeure de réussite de ces quartiers.
#agglomération #quartierdegare #enjeux
Pour en savoir + sur :
